La maternité
Publié le 16 juin 2024 par Léna
La maternité change une femme, même tout parent je pense. Elle amène des questionnements que nous n'aurions pas eus, des peurs aussi et elle réveille des blessures parfois qui étaient bien ancrées en nous, très loin de notre conscience.
Les priorités peuvent changer, les envies et les besoins aussi. La maternité est un immense tourbillon où l'ambivalence prend tout son sens entre amour/bonheur et fatigue/doute/culpabilités.
Pour ma part, la maternité est venue me challenger et aujourd'hui plus mes filles grandissent et plus je me découvre. Plus j'avance et plus j'arrive à accepter ce qui est là. Je vois que le cheminement personnel porte ses fruits.
J'entends parfois des mères (et parents tout simplement) qui critiquent les façons de faire des autres mamans, des autres parents. Je comprends, j'ai été comme ça pour des aspects, notamment le sommeil du bébé. Des façons de faire qui me semblaient impensables pour ma première fille me sont apparues comme nécessaires pour la deuxième. Et là : douche froide, hello culpabilité, ça faisait longtemps. Merci la Vie ! Oui merci de m'apporter ce plateau à travailler, je ne m'accepte pas lorsque je suis telle attitude, je me juge quand je fais telle action et bien c'est parti pour te mettre face à ces attitudes afin de t'accepter ENTIEREMENT, même dans ce que tu aimes moins.
Chaque mère fait comme elle le peut avec ses connaissances, ses croyances et ses émotions du moment. Devenir mère – et même parent – est un ouragan, cela vient réveiller d'autres blessures, d'autres problématiques que nous les ayons anticipées ou pas. Il n'y a pas de meilleure mère que soi pour son enfant.
Lorsque nous nous surprenons à critiquer ou juger ce que font les autres, je trouve intéressant de pouvoir prendre du recul et se demander : de quoi j'accuse l'autre, je l'accuse d'être comment ? Comme dirait Lise BOURBEAU, les autres sont notre miroir. J'accuse ce parent d'être impatient avec son enfant ? D'être désintéressé ? Puis-je aller vérifier si dans ma vie je me juge lorsque je suis impatient ? Puis-je m'autoriser à avoir des limites et me donner le droit d'être parfois impatient ?
Aujourd'hui, je pense qu'il n'y a pas de « bonne » façon de faire, il n'y a pas de bien et de mal, il y a ce que l'on se sent capable de faire et de vivre. Chacun fait comme il le sent et comme il peut en essayant d'être heureux. Personne n'est légitime pour juger autrui. Chaque parent a la même intention : bien faire. Il n'y a pas de parent qui souhaite du mal à son enfant.
Je suis aujourd'hui persuadée que la meilleure façon de faire c'est de ne pas faire mais plutôt de sentir et être comme on le sent, comme on le peut dans un instant T, juste suivre son cœur.
Je parle d'ailleurs beaucoup des mères dans cet article mais cela vaut pour les parents de façon générale.
J'ai à cœur d'aider les mères et les pères. J'ai à cœur de les accompagner dans cette confiance et cet amour pour eux-mêmes, dans leur cheminement personnel pour atteindre leur acceptation de ce qu'elles/ils sont.
Les séances sur l'attachement, sur la peur de perdre son enfant, sur les croyances qui nous limitent sont des pépites pour se libérer, s'épanouir davantage et avoir des relations plus saines avec nos enfants ainsi qu'avec nos parents.
