L'amour de soi
Publié le 16 juin 2024 par Léna
L'amour de soi est pour moi le fait de s'aimer quoique nous fassions et quoique nous soyons. Il s'agit de l'amour inconditionnel.
Il arrive souvent que nous ayons une superbe estime de nous lorsque nous nous sentons accomplis, satisfaits de ce que nous faisons, contents de nos attitudes, par exemple contents d'avoir été patients, ouverts, à l'aise, à l'écoute. C'est excellent de s'aimer ! Mais souvent, qu'est-ce qui arrive lorsque nous n'avons pas été notre attitude préférée ? Nous nous jugeons et nous critiquons. C'est alors à ce moment-là, que nous nous rendons compte que nous n'étions pas dans l'amour lorsque nous étions satisfaits; ou plutôt dans un amour conditionnel. Nous avons tendance à aimer nos qualités et à critiquer nos défauts, être fier de nos forces et avoir honte de nos faiblesses. S'en rendre compte est un premier pas vers le véritable Amour de soi.
J'aime illustrer cet amour inconditionnel à une pièce de monnaie : s'aimer c'est prendre la pièce de monnaie entière. Nous ne pouvons pas choisir de prendre le côté pile et laisser le côté face, et inversement. Cela ne veut pas dire que nous n'avons pas le droit de préférer le côté pile, que nous n'avons pas le droit de préférer être patient plutôt qu'impatient. Cependant, nous nous aimons et point.
Nous acceptons que là, dans cette situation, en effet, nous n'avons pas été patient (ou autre), nous avons été agacé par exemple. En effet, nous aurions préféré être patient comme la fois dernière ou je ne sais quand, mais non. Voilà, aujourd'hui, à cet instant, c'était cette réaction là.
La vie est bien faite, elle nous met face aux facettes de nous-mêmes que nous n'acceptons pas encore. Notez qu'accepter ne veut pas dire aimer ou être d'accord.
Pour ma part, c'est dans la maternité que j'ai compris que je ne m'aimais pas de façon inconditionnelle. Je croyais pourtant avoir une bonne estime de moi, j'avais beaucoup travaillé sur celle-ci pendant longtemps.
Dans ce début de maternité, j'aimais la maman que j'étais. Je m'aimais d'arriver à penser à tout (ou presque), d'être organisée, d'être bienveillante et patiente avec notre première fille. Puis quand je me retrouvais dans une mauvaise journée, avec peu d'énergie ou des émotions, je me jugeais. Je me critiquais d'avoir oublié telle ou telle chose, de pas avoir fait ci ou ça, d'avoir haussé le ton, de m'être sentie impatiente et irritée, de ne pas avoir pu être tout ce que j'avais lu sur l'éducation bienveillante qui me parle. Aujourd'hui, j'ai compris qu'il s'agit simplement de mes limites, de mes faiblesses et que j'ai le droit d'en avoir. Nous en avons tous car devinez quoi ? Nous sommes juste des humains. Loin des machines toutes calibrées pour avoir tout le temps la meilleure des réactions, celle qui nous conviendrait le plus !
Alors, en un mot (ou presque) AIMEZ-VOUS EN ENTIER, comme j'aime dire.
